Un permis pour conduire sa vie

Publié le 12 fév. 2015 à 13:25, Mis à jour le 15 fév. 2015 à 20:26
Un permis pour conduire sa vie

Participation au financement de son permis de conduire, de son appartement et aide efficace dans sa recherche d’emploi : grâce à la politique d’insertion du Département, via la mission locale du Lot, Youri Roger, 21 ans, a réussi à entrer dans la vie active. Explications.

« C’est évident, sans l’accompagnement que j’ai obtenu, jamais je n’en serais là », se réjouit Youri Roger, jeune homme posé et déterminé. Après avoir échoué en licence d’anglais, ce jeune Lotois souhaitait s’orienter dans le domaine de l’audiovisuel. Un domaine où les opportunités ne sont pas légion. Voici comment, en trois étapes, Youri est monté dans le bon wagon de la vie active.

1. Son activité

Après un entretien pour bien définir avec lui son projet d’insertion professionnelle, la mission locale lui a trouvé une mission de service civique à la Ligue de l’enseignement. Il découvre le métier de vidéaste au sein de la structure Vidéo 46.

2. Son logement

Dans la perspective de lui offrir une plus grande autonomie, la mission locale lui a proposé, pour un prix très modeste, l’un de ses 10 logements sur Cahors. Opération financée par le Département.

3. Son autonomie pour se déplacer

Travailler dans l’audiovisuel nécessite des déplacements incessants. Il faut être totalement autonome. La Ligue de l’enseignement a accepté de donner sa chance à Youri à condition qu’il passe le permis. Il a donc bénéficié de l’action « Permis collectif Cahors » lui permettant d’obtenir le fameux papier rose pour une contribution financière très modeste.


LE SUCCÈS DE L’ACTION « PERMIS COLLECTIF »

Annabelle Blanchard, responsable de ce projet à la mission locale, fait ses comptes : sur les neuf premiers présentés à l’action « Permis collectif », huit ont été reçus au code du premier coup. « Lors du stage intensif que nous leur avons proposé, j’ai senti des jeunes très attentifs, très concernés par l’obtention de ce permis », relate Michel Graulières, de l’auto-école Occitane à Cahors. Sur les 1 450 € correspondant au coût total du permis, le Département finance 800 € dans le cadre du fonds départemental d’aide aux jeunes, l’État 300 € et les 350 € restants sont à la charge du candidat au permis. Le financement du Département est toutefois conditionné à une évaluation de la situation du jeune.

Source : Contact lotois N° 92