Permis financé pour des jeunes en route vers l'emploi

Publié le 8 fév. 2015 à 21:15, Mis à jour le 8 fév. 2015 à 21:16
Permis financé pour des jeunes en route vers l'emploi

Neuf jeunes demandeurs d'emploi bénéficient d'un dispositif leur permettant de passer le permis de conduire à moindre coût. Un partenariat entre la mission locale, l'État et l'auto-école Occitane de Cahors.

Dernière séance de révision hier matin dans la salle de l'auto-école Occitane à Cahors. Les neuf jeunes présents, âgés de 18 à 25 ans, passent aujourd'hui l'épreuve du code. Cette première étape sur la route du fameux papier rose s'inscrit dans un processus d'insertion particulier dans lequel des partenariats se sont noués. Ce permis B auquel ils rêvent, est financé par le conseil général et l'État, les jeunes devant néanmoins verser une participation financière, une motivation supplémentaire pour réussir l'examen.

«Sa non-possession est un facteur d'exclusion»

«Aujourd'hui pour accéder à un emploi il faut le permis de conduire, c'est une condition quasi obligatoire surtout dans un département rural comme le Lot ; sa non-possession est un facteur d'exclusion», dit Ahmed Taha, le directeur de la mission locale. Les jeunes sélectionnés à faible revenu ou sans revenu du tout étaient tous demandeurs d'emploi. Une réunion collective à laquelle participaient Michel Graulières de l'auto-école Occitane, Carole Koziol du conseil général, Ahmed Taha et Annabel Blanchard de la mission locale a permis de fixer le cadre de l'opération. Puis le stage intensif de code a eu lieu sur trois jours, les 20, 21 et 22 octobre avec des journées pleines, commencées à 8 heures et jusqu'à 18 heures avec simplement une pause déjeuner. «Uniquement de la théorie, précise Michel Graulières, nous ne débuterons la conduite que lorsqu'ils auront le code».

«La seule condition que nous demandions, rappelle Annabel Blanchard, la référente au niveau de la mission locale, était qu'ils soient en recherche d'emploi avec, pour chacun, des stages d'immersion».

En plus de la pédagogie développée par l'auto-école, ces jeunes recevront des informations de la Prévention routière et de l'association de prévention en alcoologie et addictologie. Un bilan de santé complet sera proposé à chacun. Un package complet dont les résultats sont largement positifs : «90 % de réussite au permis» indique Michel Graulières avec à la clé, selon Ahmed Taha «un accès à l'emploi ou à une formation qualifiante», la problématique incontournable de la mobilité ayant été dépassée.


Une participation de 350 €

Financement de l'action. Le coût du permis est de 1 450 € qui sont financés ainsi : 800 € par le conseil général dans le cadre du fonds départemental d'aide aux jeunes ; 300 € par la Dirrecte ; 350 € par le jeune lui-même.

Formation. Une formation théorique avec des cours de code et des tests collectifs ; deux présentations à l'examen du code ; 28 heures de conduites ; une vérification sur véhicule ; une présentation à l'examen pratique.

Places. Le conseil général finance chaque année vingt places

Sur le département. L'opération ne concerne pas que Cahors. Des dispositifs analogues vont être mis en place à Figeac et Gourdon. Avant l'été, la même opération se déroulait à Prayssac.

Pédagogie de groupe. Il a été demandé à l'auto-école de proposer une pédagogie de groupe valorisante nécessitant une présence régulière des jeunes pour les cours de code et de conduite et ce pendant une durée de trois mois environ. En ce qui concerne Cahors, l'objectif de la démarche engagée est de permettre de valider le code avant la fin de l'année.

Source : LADEPECHE.fr